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Par Fahd Iraqi
La semaine.
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Le siège de la CIMR à Casablanca.
Une des nombreuses caisses
de retraites du Royaume.
(AIC PRESS)
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Retraites. Les critiques de la Banque mondiale
Lors dune rencontre tenue au sein du ministère des Finances, David Robalino, économiste senior à la Banque mondiale, chargé des systèmes de retraites en Afrique et au Moyen-Orient, ny est pas allé par quatre chemins pour pointer du doigt les faiblesses du système de retraites marocain. Un système qui constitue un véritable fardeau puisque le ministère des Finances estime que la dette implicite du système de prévention sociale sélève à une année de PIB. Pour lexpert international, la grande lacune des retraites publiques au Maroc réside dans leur taux de rendement interne excessif. Cet indicateur se |
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| chiffre pour la CMR à 6% alors que la norme internationale tourne autour de 3,5%, explique-t-il. Robalino estime également que le fonctionnement des régimes est défini arbitrairement. En effet, la détermination, entre autres, de la pension minimale et du plafond de salaire nest pas liée à des critères scientifiques. Autre problématique selon lexpert international : lEtat considère les cotisations de retraite comme un crédit implicite permettant de réduire les coûts salariaux. Les pensions délivrées à terme ne sont quune compensation différée de ce crédit. Il faut donc séparer le mandat du système de retraite public des politiques de lEtat employeur, estime-t-il. La Banque mondiale suggère dailleurs deux types de solution pour régler ce problème des retraites qui traîne déjà depuis plusieurs années. La première consisterait en un regroupement des différents régimes de manière à compenser mutuellement leurs déficits. La deuxième proposition serait de garder lensemble des régimes et satteler à les assainir séparément. Alors, pile ou face ? |
Internet. La course vers la 3G
A peine quelques jours après avoir lancé son portail Internet et son offre pour de connexion (3ème génération) grand public, le nouvel opérateur de téléphonie, Wana, récidive en mettant sur le marché loffre Internet destinée aux entreprises. Selon certaines sources, Wana a précipité ce lancement redoutant quelle ne soit prise de court par Méditelecom. La filiale de Telefonica, qui avait programmé une conférence de presse cette semaine, sest contentée néanmoins de faire une démonstration de son offre Internet, en marge de la présentation des résultats 2006. Le lancement sur le marché de cette offre devrait avoir lieu dans quelques semaines, confie une source proche de Méditel. Quant à Maroc Telecom, il est toujours hors course dans ce domaine. Mais cela ne devrait pas tarder, puisque du côté de lopérateur historique, on promet déjà une grande surprise pour bientôt. |
Rating. Le Maroc trop endetté
La célèbre agence internationale de notation, Moodys, vient de rendre public son dernier rapport annuel dédié au Maroc. Et de nouveau le royaume narrive pas à se hisser à la catégorie investment grade. La raison : son taux dendettement (58% du PIB) est jugé plus important que la moyenne des pays appartenant au même niveau de notation. Il nempêche que les analystes de Moodys estiment comme positives les réformes structurelles et la progression du PIB non agricole remarquées ces dernières années. Lagence internationale prévoit par ailleurs un bon comportement de léconomie marocaine à moyen et long termes. Elle table même sur un taux de croissance du PIB aussi important que celui de 2006, soit 8,1%. Un taux bien supérieur aux prévisions de nos officiels. |
Taslif. Saham prend le contrôle
Une acquisition de plus pour Moulay Hafid Elalami. A travers son holding de tête, Saham, et sa compagnie dassurances, CNIA, il prend le contrôle de la société de crédit à la consommation Taslif. Une opération rendue possible grâce au partenariat noué avec le groupe Sanam dirigé par lhomme daffaires Saïd Alj. Ce dernier avait rejoint, il y a quelques mois, le tour de table de la compagnie dassurances CNIA. Aujourdhui, il cède à son partenaire 15% du capital de Taslif (pour 652 dirhams laction) mais aussi les droits préférentiels de souscription qui permettront à Moulay Hafid Elalamy datteindre les 50% au terme dune prochaine augmentation de capital. Ce croisement de participation consolide donc le partenariat entre les deux businessmen. |
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Homo Economicus.
Sac à main
Son nom : Jilali moul Sebbat. Mais il fait aussi dans les sacs à main. Ses étagères poussiéreuses rassemblent les accessoires des plus prestigieux podiums de Paris ou de Milan. Et en temps réel, depuis que Jilali est scotché à Fashion TV. Les sacs à main de Jilali sont signés Chanel, Dolce & Gabbana, Yves Saint Laurent ou Louis Vuitton. Mais depuis peu, Jilali sinquiète pour son business. Le luxe marche toujours aussi fort, mais son vieux copain de la Qriâa vient dêtre condamné à payer 15 000 dirhams de dommages et intérêts au profit de Louis Vuitton Malletier. Et ce nest pas un cas isolé. Cinq autres confrères de Jamâa El Fna et dAgadir se sont fait prendre la main dans le sac par la célèbre griffe. Ils ont même eu droit à lhonneur des médias: leurs noms figuraient dans un arrêté judiciaire publié sur un quotidien de la place. Lfercha en plus !, gémit Jilali. En observateur du CAC 40, il est scandalisé : Pourquoi la filiale de LVMH qui pèse léquivalent du PIB du Maroc vient nous casser les
bourses ? 15 000 DH, cest quoi pour eux ? À peine le prix dun sac. Mais pour moi, cest la moitié de mon stock ! Fidèle au principe de léconomie mondiale, Louis Vuitton préserve son image commerciale. Fidèle aux lois du marché local, Jilali veut préserver limage publique de ses clientes. Et à un petit prix. Des sacs à 200 dirhams, cétait correct pour frimer en Louis Vuitton
vu le risque de se le faire arracher par le premier cyclovoleur venu. |
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OFF.
Un institut de formation dans les métiers de laéronautique (IMA) ouvrira ses portes dans la technopole de Nouacer dès le mois de mai prochain. 250 personnes y seront formées pour être opérationnelles avant la fin de lannée pour répondre aux besoins en ressources humaines du secteur qui connaît un essor grâce à la vague de délocalisations. Dici 2010, on estime les besoins du secteur aéronautique marocain à 1400 employés répartis sur divers profils. |
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