Attentat du 11 mars. L'Intérieur reconstitue le puzzle (ou presque)
Mairie de Casablanca. Petits bavardages entre ennemis
Pouvoir. Ces ponts et chaussées qui nous gouvernent
El Othmani. "Nous n'avons pas besoin des voix d'Al Adl Wal Ihsane "
Lycée français / Lycée Public. Le choc des classes
Égypte. Moubarak seul contre tous
11 Septembre. Le "cerveau" passe à table
Patrimoine des Habous. Un trésor, un gâchis
Cinéma. Le joli coup de Tétouan
Alifi Hafid. Au revoir et merci
Driss Bouissef Rekab. Mes années (à l'ombre de Lalla Chafia)
N° 266
Webmaster
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine Maroc

Philipe Servaty
(DR)

Scandale d’Agadir. Servaty non grata au parlement belge

Le bureau du Parlement bruxellois vient de renoncer au recrutement… de Philippe Servaty, l’ancien journaliste impliqué dans le scandale des CD pornographiques d’Agadir. Ce refus intervient suite à une lettre de protestation envoyée par la députée bruxelloise, Fatiha Saïdi, au président du Parlement de la région de Bruxelles. La députée, d’origine marocaine, affirme avoir été “bouleversée” et “violemment heurtée” par le recrutement d’une personne qui a abusé de la confiance de 90 jeunes filles marocaines de milieux défavorisés. “Ces jeunes filles (dont deux mineures) et femmes n’ont pas encore été reconnues comme
victimes aux yeux de notre justice belge. J’espère que notre Parlement (…) ne leur fera pas subir une troisième peine en engageant en ses murs leur agresseur présumé”, s’est indignée la députée. Au Maroc, c’est silence radio. Abderrahmane Yazidi, qui avait lancé un mouvement de soutien en faveur des victimes du touriste belge nous a fait la déclaration suivante : “C’est un scandale. Ce monsieur n’a jamais été inquiété, il n’a jamais eu à répondre de ses actes, ni au Maroc ni en Belgique. Et voilà qu’il était sur le point de rejoindre une instance officielle de son pays. C’est une honte quand on sait que beaucoup de ses victimes (ndlr : dont 15 ont purgé des peines de prison à Agadir) n’ont retrouvé ni leur travail ni une quelconque considération de la part de la société. Hier nous réclamions justice, aujourd’hui nous ne voulons qu’un minimum de décence. Serait-ce trop demander ?”. Bonne question.


AMDH. Cherche président

L’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH) tiendra, du 19 au 22 avril à Bouznika, son congrès national. Le 8ème depuis sa création un 24 juin 1979. Au programme : l’élection des instances de l’Association et, surtout, le choix du nouveau président. Abdelhamid Amine, qui tient les rênes de l’AMDH depuis 2000, n’a pas le droit de se représenter pour un troisième mandat comme le prévoit le règlement interne de l’Association. “À moins que le congrès ne veuille réformer notre règlement interne”, explique cependant ce responsable de l’ONG aux 73 sections à travers le pays. Alors, avis aux prétendants !


RAM. Les pilotes ont peur

L’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL) est montée au créneau cette semaine. Au cours d’une conférence de presse, tenue mercredi dernier, sous le thème “paludisme et maladies tropicales”, elle a adressé un message clair aux dirigeants de la Royal Air Maroc : “Avec l’augmentation considérable du trafic aérien en direction des destinations endémiques notamment africaines, explique Jalal Yaâcoubi, président de l’AMPL, il est urgent que la compagnie intensifie les mesures de sécurité et de prévention pour assurer à son personnel et à ses passagers un maximum de protection”. Hypocondriaques, nos “aviators” ?


Recasement. Adieu Douar Sekouila

Bientôt, Douar Sekouila ne sera qu’un mauvais souvenir. Les bulldozers ont commencé à le raser juste après l’attentat de Sidi Moumen. Sur les 3000 familles qui peuplent le douar, 100 seront relogées “dans les plus brefs délais”, assure un conseiller communal. “Nous leur avons accordé une dotation mensuelle de 3000 DH pour aller louer ailleurs en attendant que leur logement soit prêt”, explique-t-il. Une perspicacité étonnante ! Mais elle reste tributaire de la capacité des bidonvillois à payer leur quote-part financière pour l’accès au logement. Les familles relogées ont dû débourser 30 500 DH pour accéder à leur appartement. Quid du reste ?


Drogue. évasion d’un baron

Le baron de la drogue, Naïm El Bouazati, a réussi à s’évader, samedi dernier, de la prison de Nador où il purgeait une peine de quatre ans de prison pour trafic de stupéfiants. Il aurait réussi à se faire la belle grâce à la complicité de deux gardiens, qui ont eux-mêmes disparu le lendemain de l’évasion. Des sources locales lient cette fuite précipitée au fait que la révision du dossier d’El Bouazati, sur lequel planche à l’heure actuelle la justice, pourrait déboucher sur un alourdissement de sa peine. Les policiers et les gendarmes sont sur les dents. N’ayant pas hésité à tirer sur les forces de l’ordre par le passé, l’individu est craint.


Patrimoine. Les conseillers freinent des quatre fers

Les conseillers démarrent mardi prochain l’examen du projet de loi sur la déclaration de patrimoine. Il y a quelques semaines, ledit projet avait suscité une levée de boucliers au sein de la commission de la justice de la Deuxième chambre qui a refusé de l’examiner sous prétexte que les membres du gouvernement n’étaient pas concernés par cette déclaration. Que s’est-il passé entre-temps ? Un conseiller istiqlalien avance n’être “au courant d’aucun lobbying politique”. Difficile d’y croire, surtout que ses collègues de la Première chambre sont bien avancés au niveau de l’examen des volets de la loi portant sur les juges et les membres du Conseil constitutionnel. En tout cas, les conseillers examineront ce projet la mort dans l’âme. “Nous allons voir si nous allons l’adopter ou pas”, lâche le parlementaire istiqlalien. Monsieur, avez-vous le choix ?


Élections. La bataille du Net

Un forum de discussion sur les élections de 2007 vient de voir le jour (www.electionsmaroc.com). Initié par la fondation Friederich Ebert et dirigé par notre confrère et ex-directeur de publication de Nichane, Driss Ksikes, le site sollicite l’avis des Marocains sur “ce qu’ils attendent ou ce qu’ils n’attendent pas” de ces élections. Les commentaires seront regroupés en questions qui seront posées aux représentants des partis. C’est pour secouer la classe politique que les initiateurs du forum ont choisi d’intituler leur forum “Femmes et hommes politiques : levez-vous !”. Les politiciens seront confrontés à des membres de la société civile, des artistes et des écrivains. Les travaux seront synthétisés dans un livret. Bon courage !


Alternatives. Le PJD ? On l’aime pas !

L’association Alternatives tient ce week-end à Marrakech son université de printemps sous le thème “l’union de la gauche et la mobilisation des forces de progrès et de modernité dans la perspective des élections 2007”. Un vaste programme. Notons que les principaux chefs de parti (même ceux de droite, même Abbas El Fassi !) ont été conviés. Un zaïm manquera cependant à l’appel : Saâd Eddine El Othmani. Explication des organisateurs : “Le PJD, qui n’a rien à voir avec la modernité, n’a tout simplement pas été invité parce que nous ne partageons pas les même valeurs”. Voilà qui a le mérite d’être clair.


Affaire. Sexe, fric et magistrats

Depuis qu’elle a déballé ses malheurs à quelques quotidiens, R.A. vit recluse, dans un petit village de la région de Khénifra. Son histoire commence en 2003. Elle est alors incarcérée, ainsi que son frère, pour une sombre affaire de mœurs. Quelques mois plus tard, un juge lui accorde enfin la liberté provisoire. À sa sortie de prison, elle se retrouve nez à nez avec le juge qui lui fait des avances et lui demande de le retrouver le lendemain. “Il menaçait de condamner mon frère à une lourde peine”, racontait-elle à nos confrères d’Al Massae. Le juge lui loue un appartement à Meknès et finit… par l’épouser. Elle tombe rapidement enceinte avant de réaliser que les adouls qui l’ont mariée au juge étaient… des imposteurs, complices de son prétendu mari, et qu’elle porte donc un enfant illégitime. Par ailleurs, le juge “offre” à ses amis magistrats la bonne de R.A., qui elle aussi tombe enceinte. R.A. lui déconseille d’avorter et, pour se venger, filme ses propres ébats avec le juge ainsi que ceux de sa bonne avec différents magistrats, et enregistre même des confessions intimes particulièrement accablantes. Corruption, passe-droits, tout y passe. À ce jour, personne à part R.A. ne s’est encore manifesté. Cela ne saurait tarder.


Guantanamo. Les Marocains bientôt libres ?

Le retour des détenus marocains de Guantanamo (Younès Chekkouri, Abdellatif Nasser, Ahmed Rachdi et Tarik Dergoul) serait imminent si l’on en croit l’ONG britannique “Reprieve” (Grâce). Cette dernière, qui se bat depuis quelques années pour libérer les prisonniers de Guantanamo, a reçu un courrier des autorités américaines l’informant qu’elles étaient prêtes à libérer les détenus marocains. Un enquêteur de l’ONG a d’ailleurs fait le déplacement au Maroc le 8 mars dernier. Il a notamment rencontré des responsables du ministère de la Justice afin d’obtenir la garantie que les Marocains de Guantanamo ne seraient pas jetés en prison à leur retour au Maroc.


Audiovisuel. Du nouveau à la SNRT

L’information est tombée jeudi, en début de soirée. La radio marocaine et la SNRT (qui chapeaute TVM et 2M) ont de nouveaux directeurs généraux. À la radio nationale, c’est Latifa Akharbach, directrice de l’Institut de journalisme de Rabat, qui occupe le poste resté vacant depuis le départ du gouverneur Mohamed Achour. Mohamed Ayad, secrétaire général du ministère de la Communication, hérite, lui, du fauteuil de directeur général de la SNRT. Non, il ne remplace pas Fayçal Laraïchi qui est président directeur général de la chaîne de la rue El Brihi. Quelques noms sont déjà pressentis pour succéder à Latifa Akharbach à la tête de l’Institut public de journalisme mais aucun n’a encore été confirmé.


Salafistes. Kamikazes, pas bien !

“Le versement du sang du musulman est interdit à tout musulman”. C’est en ses termes que les islamistes de la Salafia jihadia, détenus à Oukacha, ont dénoncé l’attentat de Sidi Moumen du 11 mars. Dans une lettre adressée à l’association Annassir, les salafistes s’étalent en long et en large sur leur position vis-à-vis du terrorisme en général et sur l’attentat de Casablanca en particulier. Un bémol cependant : tout en condamnant l’acte commis par Raydi, les islamistes font remarquer que ce dernier souffrait de troubles psychologiques suite aux tortures subies à la prison de Salé pendant sa détention.


Nucléaire. Les Russes débarquent

Le rêve nucléaire marocain pourrait devenir une réalité. Ainsi, le concours international lancé par le ministère de l’Energie et des mines pour la construction d’une centrale à Sidi Boulbra, entre Safi et Essaouira, a suscité l’intérêt de nombreux opérateurs dont le russe Atomstroïexport. Dans un communiqué, le groupe russe affirme que “Moscou entre dans la compétition internationale qui voit plusieurs multinationales offrir à Rabat la technologie nécessaire à la construction d'un complexe nucléaire”. Le coût du réacteur russe (près de 15 milliards de dirhams) serait bien en deçà des prix pratiqués par l’Europe et les Etats-Unis.



3 questions à
Abdelkbir El Assi
[Coordinateur de la caravane nationale de lutte contre les psychotropes]


Vous en êtes à votre troisième campagne de lutte contre le karkoubi. Quelle est l’ampleur de ce fléau ?
Dans les écoles et les prisons, c’est la catastrophe. À Casablanca, la plus forte consommation de karkoubi est localisée dans le quartier Moulay Rachid. Chaque ruelle abrite jusqu’à six toxicomanes, tous chômeurs et ayant entre 12 et 36 ans. Les autres points chauds de la ville sont Derb El Kabir, Derb Moulay Chérif, Derb Soltane, Kariane central, El Bernoussi et Sidi Moumen.

Le thème de votre campagne est “karkoubi, crime et terrorisme”. Quel est le lien ?
Les accros au karkoubi peuvent voler leurs voisins, violer leurs soeurs, tuer leurs parents et même se transformer en kamikazes. Dans le centre de redressement des mineurs de Oukacha, près de 80% des détenus ont commis leurs crimes sous l’emprise de cet hallucinogène. Contrairement aux autres types de drogue, le karkoubi mène à la folie et à la mort rapidement. Qui plus est, un addict au karkoubi peut être embrigadé facilement.

Que proposez-vous pour remédier à ce mal ?
Nous avons créé des relais à travers les comités “Oulad Derb”. Dans chaque quartier, nous mobilisons les jeunes instruits pour sensibiliser leurs voisins toxicomanes. Le message passe bien et rapidement parce que l’on respecte toujours Ould Derb. Notre action restera cependant insuffisante en l’absence d’un centre de désintoxication.


Terrorisme. Houssaïni inculpé

Saâd Houssaïni, le chef présumé de la commission militaire du GICM (Groupe islamique combattant marocain), arrêté le 6 mars, vient d’être présenté devant le tribunal anti-terroriste de Salé. Le juge a ordonné sa mise en garde surveillée sous le chef d’inculpation de “constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes visant à troubler l'ordre public”. En attendant, l’enquête se poursuit pour démêler les fils d’un vaste réseau où Houssaïni occuperait une place centrale. L’inculpé devra, entre autres, s’expliquer sur un message électronique de Ayman Zawahiri, numéro 2 d’Al Qaïda, qui le félicitait “pour la réussite des attentats du 16 mai”.


Des enfants dans le désert. Un drame évité

Le week-end dernier, des élèves du collège français de Casablanca Louis Massignon (moyenne d’âge, 12 ans) étaient en excursion à Merzouga. Sortis à 30 avec leur encadrant pour admirer le coucher de soleil sur les dunes, seuls 22 sont revenus à l’hôtel. “Oubliés” par l’encadrant, les 8 restants étaient restés en arrière pour soigner l’une de leurs camarades, atteinte d’une crise d’asthme. La nuit tombée, les 8 enfants se sont retrouvés seuls en plein désert, dévalant les dunes dans le noir, se tenant par la main et se relayant pour porter la petite fille souffrante. Par chance, l’un d’entre eux avait un téléphone portable et a pu alerter l’encadrant négligeant. Ce dernier les a miraculeusement retrouvés plus d’une heure plus tard… et leur a fait promettre de ne rien dire à leurs parents ! À l’heure où nous passons sous presse, aucune sanction n’a encore été prise contre l’encadrant.


Magie. Plus fort que David Copperfield

Au Festival de la magie de Marrakech tenu le weekend dernier, les tours (de magie) se suivaient mais ne se ressemblaient pas. Le gala de clôture en a étonné plus d’un, et pas seulement à cause de la qualité indéniable des spectacles auxquels le public a répondu présent. À titre d’exemple, on retiendra la participation du fils d’un notable de la ville pour la deuxième année consécutive (contrairement au règlement du Festival). Clou de la cérémonie : les jurés invités pour choisir les meilleurs magiciens…ont été tout simplement ignorés, le président passant au “vote” sans les consulter. Et si c’était cela, le meilleur tour de magie de l’évènement ?


Presse. Journal de campagne

Notre confrère Amale Samie n’a pas hésité à piocher dans ses économies pour financer un magazine, L’espoir citoyen. “Notre objectif est de porter la voix du Maroc profond, celui du fin fond de la campagne et de la périphérie des grandes villes, dans un pays où la presse régionale est quasiment absente” nous a déclaré l’ancien chroniqueur de “Maroc hebdo international”. L’espoir citoyen sera tiré à 10 000 exemplaires, dont 2000 réservés à la seule région du centre (Béni Mellal, Khouribga, Ouarzazate…), bastion d’Amale Samie, qui préside par ailleurs une ONG locale (ASIDD). En kiosque début avril.


Justice. Battue par son mari ? Et alors ?

Une immigrée marocaine battue par son mari a demandé le divorce. Cela s’est passé en Allemagne, en milieu de semaine. Mais, surprise, la juge a refusé d’accorder le divorce au motif que le Coran ne condamne pas ces traitements. Le Conseil central des musulmans en Allemagne a immédiatement réagi, estimant que la juge “aurait dû se référer à la Constitution allemande et non au Coran”, et a rappelé que dans l’islam aussi, la violence et les mauvais traitements, quel que soit le sexe, étaient des motifs de divorce. La classe politique s’est émue de l’affaire. La juge a été dessaisie du dossier. “Mais où vivons-nous en fait ?”, s’est offusqué, sur un quart de page, Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne. Brrrr.



Humeur. Hommes de cœur

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

Notre télévision est cruelle : elle n’aime que les morts. Il a fallu que le formidable Alifi Hafid nous quitte pour avoir droit à deux lignes débitées sur une voix monocorde, la même qui annone les catastrophes naturelles en Asie ou les élections en Mauritanie. Même pas cette voix enflammée, survoltée, qui accompagne généralement les activités royales. Quel triste sort. Je pense aux amis de Hafid, aux survivants de la grande époque, et notamment à deux d’entre eux : Ali Hassan et Saïd Fouad, authentiques mousquetaires qui mériteraient des statues à leur effigie pour services rendus à la jeunesse marocaine. Ali Hassan et ses émissions radiophoniques, qui trouvait toujours le moyen, qu’il neige ou qu’il fasse beau, que ça cause cinéma ou tables de cuisine, de diffuser l’un de ces longs morceaux de Jethro Tull où la flûte de Ian Anderson tourbillonne impunément dans l’oreille de ses jeunes auditeurs. Saïd Fouad et ses interminables “Pop sessions”, la seule émission sur laquelle on peut parfaitement s’endormir sur des airs de jazz rock, déroutés mais heureux, apaisés, dilatés comme au sortir d’un bon bain. Je pense aussi à un homme, monté là-haut, au sommet d’une montagne dans la région de Demnate, qui refuse d’en descendre depuis que sa fille a trouvé la mort, Ahmed Bouanani. Encore un gentleman, un Marocain de très grande classe. Cinéaste et avant tout poète, mais pas de ceux qui chantent les fleurs, les oiseaux et le soleil. Je pense à Abderrahmane Paca, l’ancien guenbriste de Nass El Ghiwane, qui n’a plus la force pour nous rappeler quel formidable musicien il était. La mort du grand Hafid me fait penser à tous ces gens, et bien d’autres encore, toutes ces femmes et hommes qui ont rendu notre adolescence moins creuse. Non, mes amis, ne mourez pas, restez parmi nous, s’il vous plaît, ne serait-ce que pour nous épargner deux nouvelles lignes débitées par un speaker de plus, démotivé et indifférent !



VITES !

Invité du grand oral de Sciences Po, Saâd Eddine El Othmani a eu cette phrase : “Nous n’avons pas besoin des voix d’Al Adl Wal Ihsane (pour les élections 2007)”. À la fin de “l’oral”, un élu du PJD a apostrophé l’un des journalistes-interviewers : “Il (El Othmani) parle pour lui, nous avons besoin d’Al Adl Wal Ihsane”. Qui croire, messieurs du PJD ? (Lire aussi).


Mardi dernier, jour de la reparution d’Assahifa, les responsables du quotidien arabophone ont dû se trouver un nouvel imprimeur. “Maroc Soir nous a envoyé une lettre de désistement prétextant un problème de planning. Ce qui est difficile à croire !”, nous a déclaré Mohamed Hafid, son directeur de publication.


Des gradés de la DGED marocaine, de la DST française, et des services algériens étaient en conclave la semaine dernière à Paris. Ils s’agissait pour eux de recouper des informations sur des attaques imminentes d’Al Qaïda qui auraient aussi bien pour cibles Rabat, Alger que Paris.


Le PJD lancera bientôt un grand portail Internet entièrement dédié aux élections 2007. Le parti de Saâd Eddine El Othmani a même déjà recruté plusieurs jeunes journalistes pour couvrir la campagne des différents élus du parti dans tout le pays. Décidément, les cybers ne font pas peur à nos barbus officiels.


Le cabinet de lobbying américain Tew Cardenas a signé un contrat avec le Moroccan American Center for Policy (MACP), une organisation pro-marocaine. Alberto Cardenas, le patron du cabinet, s’est engagé à promouvoir le Maroc auprès des responsables politiques américains. C’est un habitué des plateaux de CNN.


Bonne nouvelle pour les Casablancais. Le stade Mohammed V rouvrira ses portes le 28 mars prochain, selon la mairie, qui ajoute que la mise à niveau de la surface de jeu a nécessité 10 millions de DH. A la mairie, on annonce également la réhabilitation prochaine des complexes Moulay Rachid (11 millions de DH) et Larbi Zaouli à Hay Mohammadi.
 
 
TelQuel : Le Maroc tel qu'il est © 2008 TelQuel Magazine. Maroc. Tous droits résérvés