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Pages coordonnées par Maria A. Daïf
La semaine.
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Toile inédite de Mahi Binebine,
qui fera partie de lexposition.
(DR)
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Nouvel espace. Casa Galerie
Casablanca verra bientôt naître un nouvel espace consacré à lart contemporain. Et il était temps. ça se passe depuis quelques années à Marrakech, et les Casaouis seraient presque jaloux de la ville rouge. La galerie dart, lAtelier 21, sise rue Aboulmahassen Arrouyami, ouvrira officiellement ses portes en octobre prochain. 180 m2 soigneusement aménagés par larchitecte Rachid Andaloussi. La galerie, cest Aïcha Ammor qui la voulue. Lex-directrice de communication de la Société générale (du milieu des années 80 jusquà il y a deux ans), a alors appelé Aziz Daki, universitaire, critique dart et commissaire dexpositions ayant brillamment roulé sa bosse. Je lui ai proposé dêtre mon associé et il a dit oui tout de suite, raconte-t-elle. Les deux passionnés dart ont décidé dunir leur expérience et leur savoir-faire. Un mariage professionnel dont lissue est un projet des plus ambitieux. Sept à huit expositions par an, un catalogue pour chaque artiste, des artistes confirmés mais aussi des découvertes : On y verra cette année des artistes qui nont jamais été vus à Casablanca, précise Aziz Daki, confiant. Pour louverture de lAtelier 21, les deux associés ont vu grand |
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| : une exposition rassemblant une quarantaine de travaux inédits (peintures, sculptures, dessins et lithographies) de Mahi Binebine, lartiste-plasticien le plus côté du moment. Et ce nest que le début, conclut Daki. Rendez-vous pris pour octobre. |
Sortie. Une nounou denfer
Chez les X, famille huppée dUpper East Side à Manhattan, Madame est acariâtre, Monsieur tyrannique. Reste un enfant en manque damour quune jeune nounou va révéler derrière sa carapace de gosse de riche. Pas nimporte quelle nanny : Scarlett Johansson. Lactrice campe la jeune Annie Braddock, jeune femme dorigine modeste mais pleine de ressources. Après des études danthropologie, poussée à travailler par sa mère, ce premier job lui offre finalement un terrain détude inouï. Et la belle nounou fera même craquer un étudiant de Harvard. Si le film compile beaucoup de caricatures des yuppies new-yorkais, toutes les situations sont inspirées dun best-seller autobiographique. Entre humour, bons sentiments et réflexion sur la société, Le journal dune baby-sitter est une comédie romantique divertissante. Et la mise en scène bien léchée par des réalisateurs venus du cinéma dauteur séduira les moins accros au genre.
Le journal dune baby-sitter, au Mégarama.
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Télé. Chasse aux trésors à Marrakech
La ville ocre sera le théâtre, du 5 au 9 novembre prochain, dune véritable chasse au trésor géante. Lémission canadienne City Chase, diffusée mondialement sur National Géographic Channel, y tournera en effet sa finale. Douze équipes de deux candidats venues des Etas-Unis, dAustralie, de France ou de Singapour seront lâchées dans lancienne médina et la nouvelle ville. Indices, épreuves, énigmes jalonneront leurs courses dorientation marrakchies avec pour obligation de se déplacer à pied ou en transport en commun. Amateurs daventure, préparez-vous ! Une équipe marocaine sera conviée et 2M devrait retransmettre lévènement. |
Musique. Barry brille
Le dernier opus de Barry est, le moins que lon puisse dire, ambitieux. 27 morceaux inédits écrits par lartiste himself et qui ont demandé pas moins dune année entre la composition (DJ Van a mis la main à la pâte) et lenregistrement. Si le tout est presque prêt reste quelques morceaux à mixer -, 17 morceaux seulement figureront sur lalbum qui sera distribué avant la fin de lannée et dans lesquels lartiste avoue avoir mis ses tripes : Jy évoque ce qui ne va pas en nous avec mes mots et ma musique. Côté guest stars : Steph Raggaman, Saïd Mosker, et Mobydick sont venus prêter main forte. Le titre de lopus ? Tout vient à point à qui sait attendre ! |
Polémique. Alexandrie pourquoi ?
Prenez un festival et une déprogrammation de dernière minute, ajoutez-y une raison qui ne convainc pas grand monde, puis, versez petit à petit boycott, prix, refus, et encore un zeste de réactions enflammées. Vous obtenez le feuilleton culturel de lété : What ever Lola wants, de Nabil Ayouch, retiré de la compétition du Festival dAlexandrie. Officiellement parce que déjà projeté en de nombreux festivals. Officieusement parce que les personnages égyptiens, réac ou homosexuel, écorchent limage dEpinal ou pointent un tabou sauce égyptienne. Le réalisateur sest déclaré surpris et inquiet dun tel dangereux précédent. En soutien, Latif Lahlou a décidé de retirer son film Les Jardins de Samira. Car, ironie de lhistoire, le cinéma marocain était à lhonneur pour son cinquantième anniversaire. Mais, alimentant la polémique, le film reçoit tout de même le prix du scénario, refusé par le réalisateur, alors que Touria Jabrane, ministre de son état, faisait le déplacement et acceptait un hommage pour son parcours. Un scénario digne des feuilletons égyptiens ! |
Arts plastiques. Bouelouakar, lécorché vif
Mohamed Abouelouakar est un artiste sans pareil. Rare, peu volubile, il fait partie pourtant de nos plasticiens les plus prolifiques. À son retour de Russie où il a suivi une formation cinématographique, il se saisit dabord dune caméra et réalise Hadda (1984), grand prix de la deuxième édition du Festival national du film marocain. Plus rien ne larrêtera puisquil sattaquera plus tard à la photographie, à la vidéo (Le miroir enchanté), à la sculpture et à la peinture qui ne le lâchera plus. À cheval entre ses deux pays, natal et adoptif (la Russie), aucun format ni aucun support ne lui font peur. Son uvre pourtant est unique, inspirée, quelle que soit sa forme, par les mythes populaires et le soufisme. Très onirique, on y retrouve anges et démons, corps humains et animaux étranges, objets insolites. Sa toute nouvelle exposition sintitule La route de la soie.
Jusquau 30 septembre, à la Galerie Delacroix, Tanger.
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Cinéma. Jamel, le retour
La rentrée sera cinématographique pour Jamel. Deux ans après Indigènes, le comédien confirme sa carrière dacteur dans Parlez-moi de la pluie, une comédie française réalisée par Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri. Il y incarne Karim, le fils de Mimouna, la femme de ménage que les Villanova ont ramenée avec eux dAlgérie, au moment de lindépendance. Au travers de cette famille, le film dépeint lhumiliation ordinaire, lot quotidien de nombreux immigrés. Un thème dactualité et une belle prestation pour le comédien. Je n'avais jamais joué un adulte, raconte-t-il. C'est pour ça que je dis que c'était un rôle sur mesure : ils me connaissent bien, ils savaient que j'en étais capable ! La preuve à laffiche, en septembre. |
Toile. Pipole sur le Net
Cet été, un nouveau portail marocain a vu le jour sur le Net : marocmix.com, avec un il à la place du o, dédié aux potins des stars marocaines (télé, musique, radio, cinéma
). Si on ny apprend pas grand-chose sur le film Kandisha, on découvre au détour dune kyrielle de mini interviews que le comédien Driss Roukhe na jamais reçu le cachet quil demandait aux productions avec lesquelles il a travaillé, que Steph Raggaman adore le chaâbi, que Don Bigg nest pas encore mort et que le très mondain Simo Benbachir, président de Ruban Rouge, sest fait arrêter par la police anglaise pour excès de vitesse. Des sondages sur les animateurs préférés des internautes y sont également lancés. En somme, plein de petites choses qui ne changent pas la face du monde, mais qui font un portail people très sympathique. |
Insolite. Drôle de série
Depuis le 1er septembre, le site yabiladi.com héberge la première websérie marocaine intitulée Yah Biladi, créée et écrite par Ismaïl Saïdi (réalisateur et scénariste de la série Rhimou). Avec un nouvel épisode par jour, et ce durant tout le mois de ramadan, des aventures de Hicham et de Mokhtar, lOVNI a de fortes chances de faire parler de lui. Forcément, tous les ingrédients y sont réunis : capsules de trois minutes finement ficelées, personnages attachants et humour efficace. Vous navez quà jeter un il sur lépisode intitulé Un poulet public aux olives pour devenir tout de suite accro. Nec plus ultra, Yah Biladi est visible à nimporte quelle heure de la journée et les épisodes diffusés resteront disponibles sur le site. À consommer sans modération. |
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Humeur.
Lété indien
Assis à une terrasse dAsilah, on peut boire en plein chaâbane et fêter lété finissant avant les grands frimas dun hiver précoce : le ramadan. Grâce à cette tolérance touristique, il est possible doublier les nouvelles du mois sacré qui vous rattraperont en septembre, les 8 ufs et 2,5 litres de lait pour chaque Marocain, comme a titré Aujourdhui le Maroc. Appréciant cette dernière fenêtre de tir, les clients des restaurants avec licence dalcool soublient au soleil dans des repas arrosés sétirant toute laprès-midi. Certains même débattent dun thème aussi vain que linterculturalité, le fond de commerce du Festival dAsilah chaque été. Autant dire que personne ny met beaucoup dentrain. Non, tout le monde préfère se dorer en terrasse, une bouteille de vin à portée de main, les doigts de pied en éventail. Les mots, ce sera pour la rentrée. En été, place aux actes et à la véritable rencontre des civilisations. Celle des buveurs et des spectateurs qui les croisent en allant et en revenant de la plage. Les premiers regardent les chalands comme des comparses mettant de la vie dans le paysage. Les seconds jettent un regard mauvais sur ces mécréants. Et puis, il y a les enfants des comparses qui nont pas encore dopinion. Ils vous sourient au grand désarroi de leurs parents qui, pour un peu, leur interdiraient de faire risette aux canards boîteux. Aux derniers apaches
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Fiesta
Barcelone vivra de folles nuits ramadanesques, du 26 au 28 septembre. Musique et gastronomie se mêleront dans la ville catalane pour cette première édition, visant à faire découvrir la culture musulmane. À noter, la présence des artistes marocains Daoudi, Aïssawas et Hadj Saïd Berrada.
Soutien
Le Maroc bénéficiera du soutien financier de lUnion Européenne pour la promotion, la distribution et lexploitation de ses uvres cinématographiques, notamment à travers des festivals. Un projet français, en partenariat avec des acteurs locaux, a en effet obtenu à cette fin plus de 700 000 euros daides.
Les filous !
Gad Elmaleh na pas fini duser les planches avec son dernier one-man show, Papa est en haut, que le DVD pirate du spectacle est déjà sur les étals de Derb Ghallef ! Les pirates, conscients de la popularité de lenfant du pays, se sont vite débrouillé lenregistrement dune représentation. |
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