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Par Fahd Iraqi
La Semaine
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En 2008, les importations
marocaines ont explosé.
(TNIOUNI)
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Importations. Année portes ouvertes
Le plateau importations de la balance commerciale prend du poids et le taux de couverture recule de 7%. La facture énergétique, bien entendu, y est pour beaucoup. Mais cela nexplique pas tout. LOffice des changes, qui a présenté le 2 septembre dernier son bilan semestriel des échanges extérieurs, a mis en exergue la hausse des importations des produits alimentaires. Daprès le département du ministère des Finances, elles ont augmenté à fin juillet de plus de 40%. En tête du |
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| peloton, arrive le blé, suivi du maïs et du beurre. Et au vu des décisions qui ont été prises durant lété, la tendance est partie pour se poursuivre. Retour en arrière. Le 16 août dernier, la suspension des droits de douane sur les importations des céréales, voulue par le ministre de lAgriculture, entre en vigueur. À travers cette décision, Aziz Akhannouch a voulu faire dune pierre deux coups : garantir un approvisionnement normal en farine, dont les besoins augmentent traditionnellement durant le mois de ramadan, mais aussi lutter contre la spéculation sur le blé tendre. Est-ce que lEtat encourage limportation de produits qui sont déjà disponibles sur le marché ? Pas vraiment. La production nationale couvre difficilement les deux-tiers des besoins. Toujours est-il que cette résolution plombe davantage le taux de couverture de la balance commerciale. Elle conforte la vision du ministre de se débarrasser de la culture des céréales dans sa stratégie Maroc vert. |
Offshoring. Le Maroc en pole position
Le géant de linformatique, Dell, dépose ses premiers cartons dans la toute fraîche et pimpante Casanearshore. Le nouveau locataire vient tenir compagnie à Bull, Ubisoft ou encore BNP Paribas, déjà présents sur le site. Une chose est sûre, loffshoring made in Morocco attire. La demande est là et loffre semble suivre avec les projets de construction despaces de bureaux à Fès, à Oujda ou encore à Marrakech. La presse internationale nhésite pas à parler dune véritable Silicone Valley méditerranéenne. Les entreprises francophones classent déjà la zone casablancaise, lancée le 30 juin dernier, dans le top 5 des villes offshore les plus attrayantes. Et pour cause : les abattements fiscaux, les subventions aux formations et le faible coût des charges permettront aux entreprises déconomiser jusquà 70% de leurs dépenses fixes. Pas étonnant que ça marche. |
Dons. LOncle Sam arrose
Et encore un nouveau don américain. Le compteur du Millenium challenge account sest vu augmenté de 4 millions de dirhams supplémentaires, le 29 août dernier, pour flirter avec les 700 millions de dollars. Les fonds, qui viennent de lAgence américaine du commerce et de développement (USTDA), sont confiés au ministère de lAgriculture. Une manne que Aziz Akhannouch devrait utiliser pour mettre sur pied des installations dentreposage frigorifique et limiter ainsi la perte de la production de dattes. Le même jour, un autre chèque a été signé, toujours sous lil bienveillant du directeur de lUSTDA, Larry Walther. Trois millions de dirhams ont été confiés aux caisses dinvestissement de lONEP pour le lancement des SIG, ou Systèmes dinformation géographique, une sorte dantichambre pour la prise de décision en matière de gestion de leau. |
Tourisme. Alliances dans le plan Azur
À la demande du top management dAlliances développement immobilier (ADI), la Bourse a suspendu le 28 août dernier la cotation du titre, le temps pour la dernière recrue de la place casablancaise dannoncer le rachat de 50% de la station balnéaire Port Lixus. En s'offrant, pour 337 millions de dirhams, la participation de lopérateur néerlandais OROCO, le groupe de Mohamed Alami Lazraq se retrouve avec 50% dun des six projets du plan Azur, piloté par le groupe belge Thomas & Piron. Projet qui sétale sur 462 hectares et qui devrait, selon le business plan de la société, générer à terme quelque 2 milliards de dirhams de chiffre daffaires annuels. Depuis lannonce de cette opération, laction Alliances a repris du poil de la bête
avant de repartir, curieusement, de nouveau à la baisse. |
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Pendant ce temps, le peuple
Les pendules à lheure
En reculant sa montre dune heure, le 1er septembre, Saïd se rend compte dune évidence : le calendrier nest pas figé et la notion du temps peut changer au gré du bon vouloir des décideurs. Preuve implacable : les autorités ont décidé davancer le retour à lheure dhiver au 1er septembre, alors qu'il était initialement prévu pour le 27 du même mois. Les beaux discours sur les économies dénergie induites par une heure de soleil en plus se sont ainsi éclipsés devant le croissant annonçant le début du ramadan. Mais notre héros est rassuré : nos gouvernants sont conscients quune heure supplémentaire de jeûne est une heure en plus de mauvaise humeur (et haleine) des Marocains. Et surtout quil est périlleux de leur donner une raison de plus pour se fâcher alors quils sont au bord de lhypoglycémie, en manque de nicotine, que le prix du bol de harira flambe et que les dattes pour laccompagner sont importées dIsraël. Mais Saïd ne peut sempêcher de se poser des questions : le responsable de ce yo-yo de lhorloge marocaine ne pouvait-il pas deviner au départ quil se retrouverait dans cette situation ? Et pourquoi ne pas aller carrément jusquà mettre en place une heure spécifique pour ramadan ? Après tout, on est déjà lunatique quand il sagit de fixer le 1er jour du jeûne. Saïd est convaincu que fixer lheure marocaine à GMT-2, soit un ftour à 17 h, réjouirait tous les Marocains. Même le mufti le plus radical ny trouverait rien à redire. |
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OFF.
Le CDVM a donné son feu vert pour revoir les caractéristiques du rachat des actions dAddoha, le 3 septembre dernier. Aujourdhui, le prix du titre varie entre 195 et 275 dirhams et le nombre maximum dactions à détenir est fixé à 3% du capital. Le programme de régularisation, lancé en juillet 2007, nest pas arrivé à terme, mais lavenant sest imposé suite à la réduction de la valeur nominale de laction de 100 à 10 dirhams. |
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