Nominations. Jeu de chaises musicales
El Himma : "Je n'ai pas d'ambitions personnelles"
Jeux olympiques. Chroniques pékinoises
Mustapha Adib : Le héros fatigué
Van Walsum : "Pourquoi Manhasset n'a mené à rien"
Mauritanie. Chronique d'un putsch annoncé
Conseil de la concurrence. Le coup de pouce royal
Radio. Libre antenne et autocensure
Télévision. Le menu cathodique
Rayess Bek. No bombing orchestra
Adieu. La voix de son peuple
N° 337
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est



La semaine

Retour aux urnes dans des
circonscriptions relevant des
villes de Marrakech, Mohammedia,
Tiznit, et Safi.
(TNIOUNI)

Elections partielles. Test en miniature

Les 19 et 21 septembre, 7 sièges à la Chambre des députés seront à pourvoir, le Conseil constitutionnel ayant invalidé les résultats du scrutin du 7 septembre dans des circonscriptions électorales relevant des villes de Marrakech, Tiznit, Mohammedia et Safi. Plus de 700 recours avaient été déposés au lendemain des dernières élections législatives. Le Conseil constitutionnel a tranché pendant l’été et ce sont donc 7 députés qui pourront être repêchés au sein de l’hémicycle. La campagne officielle de ces élections partielles débute samedi 6
septembre et les candidats sont déjà dans les starting-blocks. Néanmoins, pour le politologue Youssef Belal, également membre du PPS, “ce rendez-vous électoral ne peut pas être un indicateur fiable. En cette période de ramadan, le taux de participation risque d’être encore plus bas que l’année dernière, d’autant qu’il ne s’agit que d’élections partielles. Des tendances peuvent cependant émerger avant le véritable enjeu de 2009”. Principaux partis à passer le test des urnes: le PJD dont le nouveau secrétaire général Abdelilah Benkirane doit redresser la barre, le Parti authenticité et modernité (PAM) de Fouad Ali El Himma qui devra faire la preuve qu’il n’est pas qu’une addition de microstructures, et enfin l’USFP qui, entre rivalités internes et dissensions idéologiques, tarde à se trouver un nouveau leader. Mais, comme pour le précédent rendez-vous électoral, l’argent risque de couler à flots une fois de plus. Pour Youssef Belal, “la corruption électorale est structurelle et très liée aux profils des notables locaux ainsi qu’au mode de financement des partis”. Pas très encourageant pour les (bons) électeurs motivés.


Diplomatie. Condie au Maroc

La secrétaire d’Etat américaine clôturera sa tournée au Maghreb, dimanche 7 septembre, par le Maroc. En quatre jours, Condoleeza Rice visitera pas moins de cinq capitales et rejoindra Rabat après Lisbonne, Tripoli, Tunis, Alger, avant de s’envoler pour les Etats-Unis. Son arrivée et son programme restent encore flous, d’autant que des menaces d’attentat planent sur cette tournée. Un appel a été lancé sur un site Internet islamiste, exhortant Al Qaïda au Maghreb à assassiner la responsable américaine. Le terrorisme sera d’ailleurs au menu des discussions, probablement autour d’un ftour avec le ministre des Affaires étrangères, Taïb Fassi Fihri.


Famille royale. Mort de Lalla Bahia

Décédée mercredi 3 septembre, la deuxième épouse de Mohammed V a été inhumée jeudi au mausolée Moulay El Hassan à Rabat. Mère de la princesse Lalla Amina, Lalla Bahia était présentée comme la rivale de Lalla Abla, première femme de Mohammed V et mère de Hassan II. Comparant les deux épouses dans son livre La prisonnière, Malika Oufkir évoque deux femmes “différentes au possible”. Lalla Bahia, “une nature sauvage à la beauté renversante”, n’aimait pas les mondanités et “la dissimulation de rigueur à la cour”, alors que Lalla Abla était “rompue aux intrigues de sérail” et “pratiquait en virtuose l’art de la diplomatie”. Fin de la citation…


Rachida Dati. Au nom du père

La ministre de la Justice française est enceinte, mais on ignore toujours l’identité du père. “J'ai une vie privée compliquée (…) Je ne dirai rien là-dessus”, a déclaré Rachida Dati. L’heureux papa serait José Maria Aznar, selon le site d’information Marocain, lobservateur.ma, largement cité par les médias français et espagnols. Mais l’ex-Premier ministre espagnol a qualifié la nouvelle de “mensonge total et complet”, déclarant vouloir entamer une action en justice contre “ceux qui ont diffusé de tels mensonges et ceux qui s’en font l’écho”. “Nous avons eu cette information auprès de deux proches de Rachida Dati qui d’ailleurs n’a pas démenti”, se défend la rédaction de lobservateur.ma


Palestine. Un mort très discret

La dépouille de Mustapha Kziber, tué par l’armée israélienne en 1994 au Liban, a été inhumée, mercredi 3 septembre, à Erfoud, sa ville natale. Ayant rejoint les rangs du FPLP dans les années 90, Kziber aurait été enterré dans l’empressement à la demande des autorités, selon le militant local d’Annahj Addimocrati, Driss Akraou : “Pour éviter un rassemblement populaire, on a ordonné à son père de l’enterrer l’après-midi même. Vivant à Khénifra, les sœurs du défunt n’ont pu assister à la cérémonie.” Près de 1200 personnes auraient tout
de même accompagné à la mise en terre, dont de nombreux militants du PSU, d’Annahj Addimocrati et d’Adl Wal Ihsane, les extrêmes se rejoignant quand il est question de la cause palestinienne…


Espagne. Immigration finie

En 2009, l’Espagne ne recrutera plus de travailleurs étrangers… et Marocains. Le ministre du Travail a annoncé, mercredi 3 septembre, la fin des procédures de recrutement “à la source”, censées promouvoir l’immigration légale et pour lesquelles le Maroc avait passé un accord. L’objectif est de faire face aux 2,5 millions de chômeurs dans le pays, dont 500 000 étrangers. Une mauvaise nouvelle pour les candidats au départ, d’autant que depuis 2001, l’ANAPEC a, de son côté, dépassé ses objectifs de placement à l’étranger. Plus de 20 000 Marocains ont été recrutés en Espagne, en majorité dans la filière agricole.



3 questions à Mohamed Darif
[Professeur de sciences politiques, spécialiste des mouvements islamistes]


Les autorités ont récemment annoncé le démantèlement d’un réseau terroriste dénommé Fath Al Andalous. Quels étaient les objectifs de ce réseau ?
Ce qui est sûr, c’est que nous sommes en présence d’une organisation transnationale ayant des ramifications au Maroc. On peut penser que ce réseau a des liens avec Fath Al Islam, qui recrutait principalement parmi les Marocains et les Algériens. Avec un nom pareil, on ne peut pas croire que le réseau se limitait à des attentats au Maroc.

On parle de cibles au Maroc et en Espagne. Faut-il y voir un lien avec l’appel d’Ayman Al Zawahiri à “libérer” les présides espagnols (Sebta et Melilia) et l’Andalousie par le jihad ?
Depuis la création d’Al Qaïda au Maghreb, Ayman Al Zawahiri apparaît comme le directeur opérationnel pour l’Europe et le Maghreb. En septembre 2007, il avait appelé à lancer le jihad contre l’Espagne (Al Andalus). Il faut prendre au sérieux cet appel, surtout que ce genre de réseau peut fournir un soutien logistique et des exécutants pour des attentats en Europe.

Les principaux suspects ont été enlevés plusieurs semaines avant l’annonce officielle du démantèlement. Doit-on craindre une nouvelle vague de disparitions liée à la lutte antiterroriste ?
C’est le même processus depuis 2002. Les ONG des droits humains et les familles dénoncent des enlèvements. Ensuite, un communiqué officiel annonce la découverte d’un réseau terroriste. Il est à craindre que les autorités maintiennent ce mode opératoire.


Athlétisme. Le retour du fils prodigue

Saïd Aouita a été nommé, mercredi 3 septembre, au poste de directeur technique national auprès de la Fédération royale marocaine d’athlétisme (FRMA). Appelé à la rescousse tel Zorro, l’ex-champion olympique du 1500 mètres et du 5000 mètres a été désigné par le président de la Fédération, Abdeslam Ahizoune, “en vue d’insuffler une nouvelle dynamique à l’athlétisme national”, dixit le communiqué laconique de la FRMA. En termes clairs et moins diplomatiques, le consultant d’Al Jazeera Arryadia devra redonner des couleurs à l’athlétisme marocain, qui a été transparent lors des derniers Jeux Olympiques de Pékin. De nouveau en odeur de sainteté auprès de la Fédération, Saïd Aouita vient remplacer Mustapha Aouchar, qui paie ainsi les pots cassés de la déroute pékinoise.


Disparitions forcées. Lu et pas approuvé

Samedi 30 août, les deux associations phares en matière de droits humains, l’AMDH et l’OMDH, ont appelé le gouvernement marocain à ratifier la convention internationale de l’ONU pour la protection des personnes contre les disparitions forcées. “Cette ratification est très importante, nous a expliqué la présidente de l’OMDH, Amina Bouayach, parce qu’une fois en vigueur, en cas de disparition forcée, le Maroc serait obligé de rendre compte à la communauté internationale”. Pour la présidente de l’AMDH, Khadija Ryadi, l’Etat marocain freine des quatre fers car les disparitions forcées seraient encore d’actualité au Maroc. L’Association qu’elle dirige aurait dénombré 23 cas pour l’année 2008 et compte en faire son cheval de bataille pour l’année à venir.


Débat. 2009 daba

Al Jarida Al Oula organise le 10 septembre à 9 heures une table ronde sur le thème “2009 Daba”, à l’hôtel Hassan de Rabat. Le quotidien dirigé par Ali Anouzla a ciblé tous azimuts : le nouveau secrétaire général du PJD, Abdelilah Benkirane, a d’ores et déjà répondu présent. Mustapha Mansouri, Mohand Laensar et Ismaïl Alaoui représenteront respectivement le RNI, le MP et le PPS. Hassan Benaddi, secrétaire général du tout nouveau Parti authenticité et modernité (PAM) de Fouad Ali El Himma, sera lui aussi de la partie. L’USFP sera quant à elle représentée par Habib El Malki, ancien ministre de l’Education, ou Mohamed Achâari, ex-titulaire de la Culture. Fidèle à sa réputation d’original, Mohamed Sassi participera aux débats sous sa casquette de professeur de sciences politiques et non en tant que membre du PSU.


Santé. La rentrée des grèves

La Confédération démocratique du travail (CDT) appelle à une grève de 48 heures les 17 et 18 septembre dans le secteur de la santé. Le syndicat dirigé par Noubir Amaoui entend protester contre l’attitude de la ministre de la Santé, Yasmina Baddou, qui refuse l’indemnisation des gardes et des heures supplémentaires pour les fonctionnaires du secteur. “Le gouvernement de Driss Jettou avait statué sur la question, mais nous attendons toujours l’application de ce qu’il nous avait promis. Nous sommes les seuls fonctionnaires à qui on refuse ce droit”, tempête Ali Lotfi, membre du bureau national de l’ODT. Habituée aux coups de force solitaires, la CDT-ODT espère quand même le ralliement des autres centrales syndicales.


Justice. Torturé par le fils Kadhafi

Ancien “esclave” d’Hannibal Kadhafi, un Marocain de 36 ans a retrouvé la liberté après un feuilleton judiciaire et diplomatique de près de deux mois. Ce domestique a osé porter plainte contre son patron, fils du président libyen, pour maltraitance alors qu’ils séjournaient en Suisse début juillet. Son quotidien : 22 heures de travail par jour presque sans manger, des coups, des insultes, indique t-il dans Le Monde. Mais, à Genève, les gendarmes sont alertés par les femmes de chambre. En représailles, sa mère et son frère sont arrêtés et torturés en Libye. Car la justice helvétique inculpe Hannibal et le garde deux nuits en cellule. La crise diplomatique est ouverte, Tripoli menace de fermer le robinet du pétrole et de rapatrier ses avoirs. Après de longues négociations, la mère de la victime est finalement rentrée au Maroc mi-août. Puis début septembre, l’homme retire sa plainte contre des indemnités. Il vit aujourd’hui en Suisse avec un permis de séjour temporaire et a déposé un dossier auprès de l’ONU pour la disparition de son frère.


Polémique. El Himma répond à Adib

L’ex-capitaine des FAR Mustapha Adib, emprisonné et radié de l’armée en 2000 pour “violation du code militaire”, est revenu cet été à la charge. Dans une série d’entretiens à la presse, il accuse de hauts gradés d’avoir conspiré à sa perte. En marge de l’interview accordée à TelQuel (lire en p. 22), Fouad Ali El Himma à tenu à déclarer : “Adib m’avait contacté pour dénoncer le harcèlement de sa hiérarchie, quelques jours à peine après le décès de Hassan II. Nous avions d’autres chats à fouetter, et je lui ai conseillé de patienter. Mais il n’en a rien fait. Aujourd’hui, il accuse les généraux Housni Benslimane et Abdelaziz Bennani d’être à l’origine de tous ses maux. Cela me rappelle ce que m’avait dit Driss Basri, le jour où il avait été démis de ses fonctions. Nous étions en voiture, en route vers la passation de pouvoirs, et Basri m’a tenu le même discours sur Benslimane et Bennani. La même haine, les mêmes arguments, au mot près”.


Fatwa. Neuf ans de réflexion

Répondant à la question d’un internaute sur l’âge licite du mariage, le cheikh Mohamed Maghrawi a émis une fatwa sur son site maghrawi.net autorisant le mariage d’une fille de 9 ans “ayant la capacité de copuler”, sans qu’elle soit nécessairement nubile. Maghrawi a argué que “certaines filles de 9 ans ont une capacité à copuler que n’ont pas des filles de 20 ans”, a rapporté le quotidien Al Jarida Al Oula. L’avis religieux du cheikh salafiste ne fait pas référence à l’interdiction du mariage avant dix-huit ans, comme le dispose la Moudawana. Mohamed Maghrawi, un des cheikhs du wahhabisme au Maroc, dirige l’Association pour l’appel au Coran et à la Sunna, basée à Marrakech et financée par des dons saoudiens. Jeudi dernier, Mourad Bekkouri, un avocat rbati, a annoncé qu’il portait plainte contre Maghrawi pour “atteinte au code de la famille et aux droits de l’enfant et incitation au viol”. Affaire à suivre.


Kiosque. Nouveau mag en vue

Un nouveau magazine devrait agrémenter les kiosques dès le 15 octobre. L’Observateur est un hebdomadaire francophone d’informations générales, lancé par Rachid Charaï, fondateur et patron du journal en ligne l’Observateur.ma. La rédaction du nouveau-né de la presse nationale sera dirigée par José Garçon, ancienne journaliste au quotidien français Libération. “Le reste de l’équipe sera formé de journalistes tant marocains que français”, nous a expliqué Charaï. Tiré à 20 000 exemplaires, L’Observateur sera vendu au prix de 15 DH. Pour l’anecdote, la maquette a été mise au point par Ali Amar, ancien directeur de la publication du Journal hebdomadaire.


Enseignement. Fac privée

Les premières assises visant à mettre sur les rails l’Université internationale de Rabat (UIR) se sont tenues vendredi 29 août. La deuxième université privée du pays après Al Akhawayn sera située dans la Technopolis de Rabat sur un terrain de 20 ha offert par l’Etat marocain. Elle sera gérée par la fondation Nour Education où se côtoient notamment Driss Jettou, Fouad Ali El Himma et Moulay Hafid Elalamy, patron de la CGEM. “Le coût de l’ensemble du chantier est évalué à 180 millions d’euros et sera supporté par des acteurs institutionnels marocains ainsi que par des banques étrangères”, nous explique le porteur du projet, Noureddine Mouaddib, futur président de l’UIR. L’université devrait accueillir les premiers étudiants à la rentrée 2009.



Humeur. Septembre

Karim Boukhari
k.boukhari@telquel.info

La nuit porte conseil. Mais comme on est en plein ramadan, le jour aussi. On s’allonge, on s’étire, on se louvoie dans son tapis-lit jusqu’à midi, on réinvente le concept surréaliste de tuer le temps, là où d’autres s’escriment à gagner du temps. Voilà, nous sommes des originaux. Des êtres bizarres. Des E.T. à visage humain. Et il faut les voir ces visages, démaquillés, renfrognés, ternes, alors qu’il fait si beau et que l’été, le pauvre été, nous couvre encore de ses ailes… Ce n’est pas le jeûne, alors la rentrée peut-être. La plage, le vide, les voyages, il ne s’est rien passé en août. Aucun feuilleton terroriste, pas de scandale, ni de procès à sensation. Juste des morts, dont celle, triste, du comédien Hassan Skalli, ex-jeune premier du cinéma marocain à l’indépendance. Personnellement, je me rappelle du jour, il n’y a pas si longtemps, où l’artiste, invité à Settat, n’avait plus d’essence pour retourner jusqu’à Casablanca. “Je suis venu grand, je repars tout petit”, lâcha-t-il avec un mélange de dépit et de cynisme qui est la marque des grands. La rentrée, donc. El Himma, son sourire qui tue, son parti, en attendant sa télévision et peut-être aussi un nouveau tracteur. El Fassi, que l’on dit toujours malade, sur le départ, que l’on devine tout simplement les oreilles collées au Palais : je pars si mon roi le veut bien, je reste si pas du tout. Cela s’appelle de la politique, certains la pratiquent autrement. Le capitaine Adib, par exemple, qui fait feu de tout bois. Oui, il a demandé de l’argent à Driss Basri. Et à Moulay Hicham. Et pan, une balle dans le cœur de ceux qui aiment le symbole Adib, héros malgré lui, héros d’une saison, de quelques heures peut-être. Je me souviens quand, à sa sortie de prison, Adib s’est rendu en France pour recevoir un hommage émouvant, sincère, on le congratulait, on le félicitait. Et on oubliait que l’homme n’avait peut-être même pas de quoi se payer le billet du retour.



VITES !

L’équipe de tournage du film Prince of Persia : the sand of time est à pied d’œuvre à Ouarzazate et Erfoud. L’adaptation du célèbre jeu vidéo est très attendue par ses fans et les premières photos des acteurs et des décors, sur les plateaux naturels d’Aït Benhaddou, ont suscité un véritable buzz sur Internet.


La tarte aux pommes était un dessert trop “médiocre” pour Hassan II. C’est, en tout cas ce que pensait Valéry Giscard d’Estaing. L’ancien président français s’est mis en rage contre son pâtissier à l’Elysée, Francis Loiget, pour avoir servi ce dessert à son hôte, apprend-t-on dans le magazine français l’Express.


Le procès intenté à Ahmed Benchemsi, directeur du Groupe TelQuel, en août 2007 pour “manquement au respect dû au roi”, a été repoussé une quatrième fois… mais sine die, c’est-à-dire sans qu’aucune date ne soit fixée pour la prochaine audience. Sans doute, pour la justice, une manière de classer l’affaire. L’épée de Damoclès, elle, reste toujours là…


Le quotidien El Mundo a interrogé les Espagnols : “Seriez-vous prêt à échanger la souveraineté de Sebta et Melilia contre la récupération de l’enclave britannique de Gibraltar ?”. C’est non pour plus de 70% des sondés. À noter que près de 7% renonceraient aux deux présides en faveur d’un Maroc démocratique et 5% pensent que les deux villes sont marocaines.
 
 
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