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N° 337
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TelQuel : Le Maroc tel qu'il est

Pages coordonnées par Nina Hubinet

La semaine

Le président russe
Dimitri Medvedev.
(AFP)

Occident-Russie. Le torchon brûle...


Depuis l'intervention des forces russes en Géorgie et la reconnaissance par le Kremlin de l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, la tension entre la Russie, d'une part, et l'Union Européenne et les Etats-Unis de l'autre, n'a pas baissé. Le sommet extraordinaire de l'UE n'a débouché que sur une déclaration commune fort prudente, assortie du gel des discussions sur un nouveau partenariat avec la Russie. Du côté américain, on prend moins de gants. En visite en Géorgie mercredi
4 septembre, le vice-président Dick Cheney a affirmé que “les actions de la Russie ont suscité de graves doutes sur sa crédibilité en tant que partenaire international, dans toute la région, ainsi qu'au sein de la communauté internationale”. Avant de réitérer le soutien “ferme” des Etats-Unis au “programme d'adhésion de la Géorgie à l'Otan et son intégration à terme dans l'Alliance atlantique”. Washington a en outre annoncé le déblocage d'une aide d'un milliard de dollars à la Géorgie, destinée à la reconstruction du pays.


Irak. Un musée pour Abou Ghraïb

Le gouvernement irakien projette d'ouvrir un musée consacré aux crimes commis durant le régime de Saddam Hussein, dans la tristement célèbre prison d'Abou Ghraïb. Le musée, qui fait partie de l'effort de réhabilitation de la prison, située à l'ouest de Bagdad, devrait exposer des pièces de torture ainsi que du matériel ayant servi aux exécutions d'opposants. Durant le règne de Saddam, le lieu était connu pour être un site de tortures. Mais c'est aussi dans cette prison que des photographies de soldats américains humiliant des prisonniers avaient été prises, suscitant un scandale en 2004. Mais il y a peu de chances que cet épisode soit repris dans les thématiques du futur musée.


Libye. Excuses italiennes

C’est en grande pompe que le président lybien, Mouammar Kadhafi, a reçu à Benghazi les “excuses officielles” de l'Etat italien “pour les blessures profondes” causées par la colonisation (de 1911 à 1943), déclamées par le chef du gouvernement, Silvio Berlusconi. Les historiens estiment à 20 000 le nombre de Libyens tués par l'Italie pour fait de résistance et à 100 000 celui des déportés. Les excuses de l'Italie s'accompagnent d'un accord d'amitié et de coopération par lequel l'ancienne puissance coloniale s'engage à verser à la Libye 5 milliards de dollars sur 25 ans, au titre de dédommagements. En contrepartie, des entreprises italiennes bénéficieront de contrats juteux dans le domaine des BTP et de l'industrie pétrochimique. Les deux gouvernements ont également signé un accord de coopération en matière de lutte contre l'immigration clandestine.



Lu pour vous [FRANCE]
Les Sœurs, dans les pas des Frères

Claude Guibal. Libération du mercredi 3 septembre.

“La clandestinité, c’est dur ! Avec notre look (…) quiconque est un peu familier avec la confrérie nous repère de suite, à commencer par les services de sécurité !”. Avec sa grande abaya en jean sombre, (…) Aïcha est un des nombreux visages des Sœurs musulmanes, la branche féminine (…) des Frères musulmans. Dans sa famille, “tout le monde est Ikhwan”. (…) Et c’est tout naturellement qu’à l’Université du Caire, elle a rejoint la cellule islamiste. Un petit groupe d’étudiantes qui se réunissent à la sauvette (…). Entre elles, les filles assurent parler peu de politique. “On essaie surtout d’expliquer la religion à celles que ça intéresse”( …)
Pourtant, quand on lui parle des Sœurs musulmanes, le politologue Khalil al-Anany, chercheur au centre d’études Al-Ahram au Caire, sourit. “Leur rôle ? Soutenir les hommes ! Les Frères sont extrêmement conservateurs. La majorité pense qu’il n’est pas convenable de donner aux femmes une quelconque autorité, politique ou organisationnelle”. Ou pour donner, quand les circonstances l’exigent, un vernis de modernité à l’institution islamiste.

 
 
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