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Abdellatif Maâzouz, ministre délégué en charge des MRE. (TNIOUNI)
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A. Maâzouz.“Aucune victime marocaine”
Les Marocains de Syrie ont commencé à quitter le pays de Bachar Al Assad, même si le flux reste insignifiant pour le moment. Une cellule de suivi a été mise en place.
Avez-vous prévu un plan d’urgence pour les Marocains résidant en Syrie ?
Pour le moment, une cellule commune entre le ministère en charge des MRE et celui des Affaires étrangères suit au jour le jour la situation de |
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nos compatriotes sur place. Nous n’assistons pas au flux massif que nous avons enregistré lors de la crise en Libye. La communauté des Marocains installés en Syrie ne compte pas plus de 1200 personnes, auxquelles s’ajoutent quelques milliers de Syriens d’origine marocaine. En cas d’urgence, nous pouvons accélérer la procédure de rapatriement dans des délais raisonnables.
Cela veut dire que des rapatriements ont déjà été effectués ?
Nous sommes en contact permanent avec notre consulat à Damas et, d’après nos informations, peu de Marocains y vont pour quitter la Syrie. Du moins, jusqu’à présent. Sinon, on prévoit tout un processus pour rapatrier les Marocains de Syrie dans les meilleures conditions possibles et aux frais de l’Etat marocain pour ceux qui n’ont pas les moyens. A ce jour, nous n’avons pas encore de bilan définitif concernant les personnes qui sont rentrées. Certains de nos ressortissants ont d’ailleurs décidé de compter sur eux-mêmes pour rentrer via des pays limitrophes comme le Liban et la Jordanie.
Y a-t-il des Marocains parmi les victimes ou les blessés suite aux confrontations en Syrie ?
Nous n’avons été informés d’aucun cas à ce jour. Nous restons vigilants concernant la situation en Syrie, mais aussi concernant tous les points à risques où se trouvent nos compatriotes. L’expérience libyenne nous a d’ailleurs été très utile pour mieux structurer notre action.
Propos recueillis par MohamMed Boudarham
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Environnement. Le Maroc, mauvais élève
Le Maroc dégringole au classement mondial de l’indice de performance environnementale. En un an, le royaume perd en effet 53 places, se classant désormais au 105ème rang sur un total de 132 pays, loin derrière des pays comme l’Algérie, la Tunisie ou encore l’Egypte. Le rapport est publié tous les deux ans par les universités américaines de Yale et Columbia. Il a pour but de décortiquer les politiques environnementales publiques dans différentes régions du monde, sur la base d’une vingtaine de critères dont l’accès à l'eau potable, la pollution intérieure, l’utilisation des énergies renouvelables ou encore la protection des régions sauvages. Le Maroc décroche bonnet d’âne dans pratiquement toutes les matières. De la protection de la biodiversité et de l’habitat à la pêche sauvage, en passant par la qualité de l’air et ses effets sur l’écosystème ou encore sur les ressources en eau. Maigre consolation : le royaume décroche quand même la moyenne dans les domaines de la mortalité infantile, de l’agriculture et de l’exploitation forestière. Ryzlaine Boumahdi
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Affaire. Lèse-majesté… ou presque
Le procès de Walid Bahomane, poursuivi en état d’arrestation pour crime de lèse-majesté, a viré à 180°. Les chefs d’inculpation ont en effet complètement changé. Le jeune lycéen de 18 ans avait en effet été arrêté par la police judiciaire le 24 janvier dernier. Il a alors été accusé d’atteinte au sacré, après la publication, sur son compte Facebook, de caricatures de Mohammed VI. Mais lors du procès qui s’est tenu à huis clos, on l’a accusé plutôt d’avoir piraté sur Internet des comptes ne lui appartenant pas. “Ils ont reculé. S’ils l’accusent d’atteinte au sacré, tout le monde fera comme lui par résistance”, s’exclame un militant du M20 de Rabat. Les mêmes caricatures avaient effectivement circulé sur Facebook, Twitter et sur certains blogs avec le commentaire. “Arrêtez-moi aussi”, en signe de solidarité avec Walid. Selon la nouvelle accusation, le jeune homme risque une peine d’emprisonnement allant de 3 mois à 5 ans de prison, assortie d’une amende pouvant atteindre 1 million de dirhams. Omar Radi
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Partis. La saison des congrès
Quatre grandes formations politiques tiennent leurs congrès nationaux en 2012. Le PAM ouvre le bal. Le PJD préfère attendre l’été.
Le PAM (Parti authenticité et modernité) tient son deuxième congrès ce week-end à Bouznika. 3000 congressistes se pencheront sur les nouvelles orientations du parti (identité, positionnement, etc.) avec une éventuelle surprise à la clé, préviennent les organisateurs. Mustapha Bakkoury, patron de la MASEN (Agence marocaine de l’énergie solaire) est candidat à la succession de Mohamed Biadillah. Au RNI (Rassemblement national des indépendants), avril prochain a en principe été retenu pour le congrès des Bleus. Mais Salaheddine Mezouar, président du parti, préfère temporiser en attendant le passage de la tempête déclenchée en interne au lendemain des élections de 2011. Une prochaine réunion du conseil national décidera de la marche à suivre. Abbas El Fassi se retrouve, quant à lui, dans une situation plus confortable. Il ne brigue plus aucune responsabilité au sein du Parti de l’Istiqlal, qui a délégué l’organisation du congrès, prévu en avril, à un comité préparatoire. “Nous tiendrons une première réunion dans les jours à venir pour fixer un échéancier”, explique Ahmed Taoufik Hejira, président dudit comité. Enfin, en juillet, ce sont les islamistes qui tiendront leur congrès national. Abdelilah Benkirane, fort du sacre du 25 novembre, convoquera prochainement une réunion de la direction du PJD pour discuter des détails de l’organisation. M.B.
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Pétition. Non à l’art propre !
Depuis quelques jours, une pétition circule sur Internet et remporte l’adhésion d’un nombre croissant de signataires. Des intellectuels et des artistes y tirent la sonnette d’alarme quant à un éventuel retour en arrière en matière de libertés. “Nous tenons à ce que nos mots, nos images, nos espaces d’expression et de création restent libres. Nous tenons à la consécration et à l’affermissement des droits de l’individu, et à la préservation et au respect du droit à la différence”, affirment notamment les auteurs de cette initiative. “Il n’est pas question, sous quelque prétexte que ce soit, d’envisager une quelconque restriction de nos espaces de liberté. Il n’est pas question de céder à la montée d’une certaine intolérance. Il n’y a pas et il ne peut y avoir de culture propre, ni d’art propre”, poursuivent les auteurs (anonymes) de la pétition, qui font ainsi clairement référence à certains dirigeants et actuels ministres du PJD. “Nous appelons, dès aujourd’hui, toutes les forces vives à crier, d’une seule voix, unie, sereine, responsable : Libres nous sommes, et plus libres nous serons”, concluent-ils. D.B. |
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